Posts Tagged 'java'

Spring Integration – Apache Camel

Cet article fait suite à la présentation des frameworks d’intégration Java et propose un survol des deux solutions les plus en vue aujourd’hui : Spring Integration (Spring SI) et Apache Camel.

Il n’a pas la prétention d’être exhaustif en terme de couverture des fonctionnalités proposées par les produits et n’est pas issu d’un réel retour d’expérience s’appuyant sur les deux frameworks. L’idée est plutôt d’évaluer de manière qualitative et objective ce que propose chacun des candidats sur différents axes permettant de connaître leur positionnement relatif. Lire la suite ‘Spring Integration – Apache Camel’

L’intégration Java "à la légère"

L’avènement des ESB sur le marché ces dernières années a permis aux entreprises de rationaliser leur SI en s’appuyant sur la notion de services applicatifs ou en structurant/normalisant leurs échanges inter-applications. Cependant, quelque soit la solution choisie, la mise en place d’une couche de médiation de ce type ne se fait pas sans une approche réfléchie globale au système d’information et impactante tant au niveau de l’architecture technique ou applicative que de l’organisation ou de la gouvernance. Elle peut donc être particulièrement lourde et coûteuse, même si à terme le retour sur investissement est indéniable et la maitrise du risque opérationnel améliorée. Lire la suite ‘L’intégration Java "à la légère"’

Evénement Jazoon 2009 : l'avenir du monde Java

J’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence Jazoon cette année. Tiré du site web officiel, Jazoon se définit comme "where Java people meet" en Europe, en bref une série de conférences autour de Java et de tout ce qui s’y rapporte. Ce billet est un résumé très condensé du déroulement de ces quatre jours avec une sélection des meilleures présentations techniques :
Alexis Moussine-Pouchkin de Sun nous présente en quelques slides ce qu’est GlassFish, un projet démarré en 2005, la première implémentation de JEE5. Aujourd’hui la version stable est la 2.1. La v3 arrive en automne et sera compatible JEE 6. Selon Alexis, s’il ne devait rester qu’une seule raison pour utiliser GlassFish, c’est qu’ils (les contributeurs) s’intéressent autant aux personnes de l’exploitation qu’à nous les développeurs, et on le reverra plusieurs fois dans la journée.

Roberto Chinnici de Sun nous a ensuite présenté JEE 6 et toutes ses nouveautés. On peut retenir:

  • Les profiles qui permettent de rassembler un ensemble minimum d’API nécessaires à certains types d’application. Le premier sera le Web Profile. Les autres devront passer à travers le JCP.
  • Le pruning, en résumé le passage en « deprecated » pour les anciens API (Entity Beans 2.0, JAX-RPC), ils seront supprimés de la version suivante.
  • Des mécanismes d’extensibilité pour faciliter la configuration de frameworks tiers.
  • Des nouvelles versions des composants: EJB 3.1 (nouveaux types de beans @Singleton, @Asynchronous, @Schedule), Servlet 3.0 (annotations, @WebServlet, fonctionnement asynchrone,…), JSF 2.0,…
  • Un déploiement facilité avec la possibilité de mettre des EJB directement dans un WAR
  • Des nouveaux API: Beans Validation et peut-être Web Beans (JSR-299)
  • Au final une release qui va encore dans la direction de la simplification et qui est prévue pour septembre de cette année.

Christian Frei, l’organisateur de Jazoon, et James Gosling, un des pères de Java nous expose quelques chiffres l’expansion de Java, 10 milliards d’appareils compatibles avec Java, 6 millions de développeurs professionnels et 15 millions de téléchargement de JRE par semaine. Java est aujourd’hui utilisé partout dans le monde et dans tous les domaines, santé, industrie, mobiles, jeux vidéo,… Ils nous présentent ensuite un petit panel des points forts et des nouveautés, comme GlassFish v3, NetBeans 6.7, Kenai (la forge qui va remplacer java.net), Java Real Time et JavaFX.

Dierk Konig (Canoo) nous propose Groovy, 7 usages pattern . Le langage Groovy est réellement intéressant mais j’ai toujours eu de la peine à identifier les réels cas d’utilisation envisageable dans le cadre du développement d’applications d’entreprise, cette session était l’occasion de trouver quelques réponses avec ces 7 propositions :

  • Super Glue, utiliser Groovy pour créer des applications basées sur l’infrastructure Java et les fonctionnalités Groovy, par exemple les capacités de réseau de Java, Swing et le parseur XML Groovy pour créer un lecteur RSS en quelques lignes de code.
  • Liquid Heart, un peu l’opposé du précédent, dans une application Java complète, utiliser Groovy juste pour coder certaines règles métier qui risquent de, ou qui vont souvent évoluer.
  • Keyhole Surgery, mettre en place une back-door temporairement dans une application pour y exécuter des scripts Groovy, par exemple pour faire un bug fix rapide facilement testable qui sera par la suite corrigé en Java.
  • Smart Configuration, c’est simple, il s’agit de remplacer le XML par du Groovy, l’avantage étant de pouvoir en plus ajouter de la logique dans les fichiers de configuration.
  • Unlimited Openess, consiste à tout faire en Groovy, c’est ce que propose Grails. L’idée est de s’appuyer uniquement sur l’infrastructure Java et de suivre l’exemple PHP ou Python.
  • House elf, déléguer à Groovy toutes les tâches qui font le quotidien du développeur mais qui ne sont pas du développement, par exemple des scripts de build, de l’intégation continue, du déploiement,…
  • Prototype, créer les prototypes en Groovy et les migrer (ou pas dans certains cas…) en Java par la suite. L’utilisation de Grails permet de créer des prototypes et de faire par exemple valider les objets du modèle de domaine au client très rapidement.

Puis Benjamin Bratkus (Crédit Suisse) et Micha Kiener (mimacom) présentent JSF et Ajax au Crédit Suisse. Le Crédit Suisse a standardisé sa technologie de présentation autour de JSF développant plus de 70 composants utilisé par 90 applications. Aujourd’hui pour répondre à de nouveaux besoins utilisateurs, des solutions ont dû être trouvées avec des technologies de type Ajax ou Ajax Push. La solution retenue est d’utiliser le système « direct-to-dom rendering » implémenté par ICEFaces. Ce système permet de limiter au maximum le JavaScript côté client et de conserver le maximum de traitement côté serveur ce qui sied particulièrement bien aux contraintes de sécurité liées au monde bancaire. Au final il a été possible d’intégrer cette technologie sans aucun impact sur les 70 composants existants, la migration s’est faite en une seule journée (!).

Cette seconde journée s’est terminée sur deux très bonnes présentations de Neal Ford et Ivar Jacobson, l’une traitant du futur du développeur, où plutôt d’essayer de le deviner pour ne pas devenir un dinosaure de l’informatique. Il semblerait bien que le développeur doive devenir polyglotte pour survivre, je crois que je vais commencer à pratiquer Groovy plus activement ! L’autre présentation nous expliquait la différence entre un développeur « unsmart » et un développeur « smart », avec entre autres l’exemple d’un architecte au chaud dans sa tour d’ivoire et un architecte pragmatique confronté à la réalité du projet et du code.

La troisième journée, Danny Coward de Sun, chef architecte de toute la partie cliente de Java (SE, ME, FX,…) nous présente les changements dans JavaFX 1.2 et les nouvelles fonctionnalités à venir dans Java SE 7. Voici son top 5 pour le JDK 1.7 :

  • Modularité, il sera possible de créer des modules et de définir des dépendances sur ces modules en spécifiant des versions. Cela devrait, tout le monde l’espère, normalement adresser la problématique des conflits de versions dans les dépendances de librairies. Peut-être la fin du cauchemar du classpath !
  • Langages multiples, le support de langages tiers (JRuby en priorité) sera amélioré et surtout optimisé.
  • Ajouts dans le langage (Project Coin), quelques nouveautés au niveau du langage lui-même comme le switch supportant les chaines de caractères ou une meilleure gestion des types génériques lors des instanciations (diamond).
  • Un nouvel API I/O qui propose par exemple des facilités d’accès au système de fichier, de la notification de changement ou des opérations asynchrones.
  • Un nouveau garbage collector, déjà disponible en RC dans JSE 6 Update 14, qui permet d’assurer des pauses de GC courtes et prédictibles.

Le top 5 pour JavaFX 1.2:

  • S’exécute sur plus de plateformes qu’auparavant, incluant Linux, OpenSolaris, un téléviseur LG et des téléphones portables de développement (HTC Diamond) dont les versions commerciales devraient arriver sous peu.
  • Plus de composants qui permettent maintenant de créer plus facilement des applications de gestion et des formulaires.
  • Des layouts qui permettent de positionner facilement ces nouveaux composants.
  • Des performances en hausse, jusqu’à 40%.
  • Plus de moyens d’accéder à des données, support des formats RSS, lecture asynchrone de données et un API de stockage local de données.

Il nous a fait plusieurs démos lors de sa session et il faut bien dire que JavaFX semble tranquillement, mais sûrement, rattraper son retard sur ses concurrents, espérons que l’outillage suivra !

Dan Bergh Johnsson (Omegapoint) nous expose The Power of Value – Domain Driven Design and Value Objects. Cette présentation, extrêmement bien animée par ailleurs, nous a montré à quel point l’utilisation de Value Objects intelligents (et on ne parle pas ici de DTO) peut diminuer la complexité du code métier, faciliter la gestion de la concurrence et améliorer la lisibilité des API des services et la testabilité. Avec l’exemple tout simple du numéro de téléphone qui doit respecter un certain pattern, il nous a montré comment refactorer une fonctionnalité end-to-end de la couche de présentation à la persistance et quels gains sont obtenus. Il est ensuite allé plus loin avec un refactoring plus poussé sur un exemple de p
aiement par carte de crédit mettant en œuvre des Value Object composite. Une présentation vraiment très intéressante et pleine de bonnes idées à retenir. D’autres informations sur le sujet sur le blog de Dan.

La présentation Metro Web Services Security Usage Scenarios par Harold Carr (Sun) nous décrit plusieurs moyens de sécuriser des Web Services. Metro propose plusieurs profils de sécurité qu’il est possible d’activer et de configurer depuis NetBeans. Sa présentation, bien que très technique, était remplie d’informations et de schémas qui m’ont permis de mieux appréhender les innombrables possibilités de sécurisation disponibles pour les WS. A conserver précieusement dans les ressources sur le sujet.

La dernière session était Jazoon Rookies, un concours organisé pour permettre à des « Java Rookies » de venir présenter, devant la communauté, un projet sur lequel ils ont travaillé. Je retiendrai surtout la présentation de João Arthur Brunet Monteiro, DesignWizard: A Tool that Gives Support to Automatically Check Your Code Against Design Rules. Cet outil permet de définir des règles de design à respecter et de les exécuter en tant que tests JUnit. On peut par exemple définir une règle qui contrôle que seules les classes du package service utilisent les classes du package dao et cela très simplement. Plus d’informations sur le site officiel DesignWizard.

La keynote d’ouverture du dernier jour est présentée par Adrian Colyer, CTO de SpringSource. Après avoir fait une rapide analogie entre l’industrie logiciels et une forêt tropicale (quelques géants qui dominent le paysage, la difficulté de percer pour ceux qui sont dessous et de temps en temps une clairière qui permet à des nouveaux de grandir), Adrian estime que l’on est à l’aube d’une nouvelle ère et que beaucoup de choses vont émerger ces prochaines années. Tout d’abord il parle de l’arrivée des nouveaux langages comme Groovy, Scala, Ruby, qui peuvent être vus comme des alternatives et/ou des compléments à Java. Ces langages montrent des forces selon deux axes, l’augmentation de productivité avec des outils comme Grails ou JRuby et la facilité de gérer la programmation concurrente, ce point sera particulièrement important ces prochaines années avec la multiplication des cœurs intégrés dans les processeurs. Il retient particulièrement Groovy de par sa facilité d’intégration avec Java, ce qui parait logique dans la mesure où SpringSource emploie maintenant les principaux contributeurs de Groovy. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui plus que jamais un développeur doit être ouvert à plusieurs langages et utiliser le meilleurs disponible en fonction de la problématique à adresser.

Dans la présentation What’s New and Exciting in JPA 2.0 de Mike Keith (Oracle) porte sur les principales nouveautés de JPA 2.0 qui sort bientôt (en septembre avec l’arrivée de JEE 6). Il insiste sur le fait que la version 1.0 répondait à la majorité des attentes qu’ont généralement les développeurs avec les outils d’ORM. Cette version 2.0 va répondre à certains cas d’utilisations plus spécifiques, elle a été construite sur les nombreux retours de la communauté. Voici les principales fonctionnalités :

  • Plus de propriétés communes pour configurer les entity managers
  • Une plus grande flexibilité pour le mapping de Map et de List
  • De nouvelles capacités pour les objets Embeddable avec la possibilité de créer des compositions
  • La possibilité de mélanger les modes d’accès aux champs d’une classe
  • De nouveaux API, notamment pour la gestion d’un cache partagé
  • Un système de lock pessimiste
  • Et finalement le nouvel API Criteria qui permet de construire des requêtes en Java à la place d’utiliser le query language. Cet API fonctionne soit d’une manière très proche de celui d’Hibernate avec des chaines de caractères pour définir les critères, soit avec un système fortement typé qui permet d’assurer un contrôle de type complet à la compilation. Si ce système offre un contrôle plus élevé, il nécessite d’écrire ou de générer un meta-modèle des entités et le code écrit pour définir une query et beaucoup moins lisible qu’une requête JP QL.

Dalibor Topic (Sun) nous présente le projet OpenJDK, notamment les buts déjà atteints comme la disponibilité de portages OpenJDK 6 sur plusieurs distributions Linux (Fedora, RHEL, Debian,…). Des portages sont également en cours pour BSD. Il faut savoir que le projet OpenJDK est l’endroit où se construit le JDK 7, toutes les nouvelles fonctionnalités de la prochaine version majeure de Java sont développées ici en tant que sous-projets. Plusieurs Milestones du JDK 7 sont déjà disponibles et ils ciblent le premier trimestre 2010 pour la version finale.

Pour clore ces 4 jours, les organisateurs ont invité Linda Cureton, CIO de la NASA, elle nous a présenté Web 2.0 @ NASA, session durant laquelle elle a insisté sur l’importance des réseaux sociaux pour une agence comme la NASA. Il est intéressant de noter qu’ils ont mis en place un Spacebook interne dont le but est de faciliter la communication et le partage de l’information au sein de l’agence. Et ce Spacebook a été développé sur la base de Liferay, portail open-source Java.
Jazoon’09 était une conférence riche en informations que je recommande chaudement à toutes les personnes qui travaillent quotidiennement avec cette technologie. L’édition 2010 est déjà annoncée par Christian Frei. Pour ceux qui aimeraient plus de détails, il faut savoir que toutes les slides des présentations sont disponibles en téléchargement sur le site officiel, de plus certains enregistrements vidéo sont disponibles sur parleys.com.
A l’année prochaine !

Article par Frédéric Chopard

Présentation d'OSGi


OSGI est une organisation indépendante. Fondée en 1999, on lui attribua la JSR 8 pour la définition d’un système à composants dynamiques pour la plateforme Java : OSGI pour Open Services Gateway Initiative.

Son but principal est de proposer un modèle pour la modularité de composants ainsi qu’un modèle de collaboration inter-composant. Et les avantages que l’on peut en tirer aujourd’hui ne manque pas :

Une meilleure cohabitation

OSGI propose de partager la machine virtuelle Java aux applications dans un une architecture modulaire, en isolant en toute sécurité les applications les unes des elles. En introduisant le bundle comme l’unité de déploiement, OSGI y impose la déclaration explicite des dépendances.

Une collaboration à base de service

OSGI préconise dès 2000 un modèle collaboratif dynamique à base de service. Cette architecture permet un couplage faible entre bundles et un suivi de service à l’exécution grâce aux notifications d’évènements d’apparition ou de disparition de service. C’est un modèle SOA intra JVM.

Du dynamisme dans Java

Dans une optique de qualité de service, la plateforme Java se doit d’être disponible et donc éviter les redémarrages. OSGI spécifie un modèle dynamique. Les bundles ont un cycle de vie indépendant de celui de la plateforme Java. Il est alors possible de les installer, désinstaller, mettre à jour, arrêter, démarrer sans redémarrer la plateforme Java. Il en est de même pour la gestion des configurations et de la sécurité entre autres que l’on peut modifier dynamiquement.

Quelques exemples d’utilisation

Eclipse est un très bel exemple du potentiel qu’offre la spécification OSGI. En effet, Eclipse 2 proposait un modèle de composant propriétaire et il a été décidé en 2003 de basculer sur le modèle OSGI pour Eclipse 3.0. Aujourd’hui, Eclipse compte des milliers de bundles disponibles pour étendre ces fonctionnalités. Et il est très simple de construire une application modulaire grâce à Eclipse PDE.

On peut trouver d’autres exemples dans l’industrie automobile avec BMW et son déploiement de d’application avec la plateforme Prosyst (OSGI R4), dans l’industrie internet avec CISCO et ses routeurs administrable à distance grâce à OSGI, mais aussi avec le projet M@jordom d’EDF pour offrir au consommateur un ensemble de services accessibles par divers sources (Mobile, ordinateur, compteur…).

L’industrie logicielle n’est pas en reste : BEA offre un serveur léger Event-Driven le WebLogic Event Server, IBM à basculer sa plateforme Notes sous OSGI (en se basant sur Eclipse), le serveur GlassFish 3 de Sun, le serveur Jonas 5.0 également…

D’autres projets sont à l’étude et permettent à OSGI d’étendre son rayonnement. On peut citer Spring et son serveur d’application Springsource Application Platform.

Les implémentations OSGI. On dénombre aujourd’hui quatre acteurs majeurs pour les plateformes OSGI R4 open-source :

  • Eclipse Equinox
  • Apache Felix
  • MAKEWAVE Knopflerfish
  • Prosyst mBedded Server Editions (Basé sur Eclipse Equinox)

Conclusion

OSGI apporte de l’organisation à l’exécution à la plateforme Java. C’est un transfert de responsabilité du développeur au Framework OSGI. Le développeur est ainsi libérer de certaines tâches non essentielles et peut se consacrer pleinement au cœur de son métier : répondre aux exigences de son client. Il n’est plus dans une intention constante d’écriture de ligne de code, mais de composition et de réutilisation. Cette architecture de haut niveau a pour avantage d’apporter de la discipline et de la lisibilité dans les développements des applications d’entreprise.

SpringOne 2008, les slides de synthèse

Fort de sa présence à SpringOne 2008, SQLI vous a proposé des billets avec les commentaires « à chaud » de ses fidèles représentants. La SpringSource Application Platform, OSGi et les projets du portfolio Spring (Spring Batch, Spring Integration…) recèlent encore peut-être quelques secrets pour vous, mais vous avez pu vous mettre au goût du jour à propos de l’actualité de Spring !

Notre travail ne s’est pas arrêté là et nous vous proposons aujourd’hui une restitution détaillant les sessions auxquelles a assisté Arnaud Cogoluègnes. Cette restitution est un compte-rendu détaillé de 9 sessions ainsi que des 2 keynotes de SpringOne, avec les références de chacun des intervenants.
SpringOne 2008 avait une actualité chargée : 3 sessions se déroulaient en parallèle dans 3 salles différentes, il fallait donc faire un choix ! Les sessions concernent donc principalement la partie middleware de Spring (Spring Core, Spring Integration…) et la SpringSource Application Platform. Toutes nos excuses aux représentants de la partie Web de Spring (Spring MVC et consorts), de l’AOP et de l’Application Management Suite !

Vous pouvez télécharger cette restitution ou la consulter en ligne, bonne lecture !

Un grand merci à Arnaud Cogoluègnes de SQLI Lyon pour cette contribution.

Compte rendu de SpringOne 2008

Pour ma part, la première image qui me vient à l’esprit s’apparente au fait de sortir d’un bon repas un peu trop gourmand. Rassasié de l’enchainement de conférences riches, et très variés, la rédaction de cet article nous fait l’effet d’un bon Rennie. Sous forme de récit, Moez nous racontera ces deux jours et ses ressenties. Pour ne pas être redondant, je vous présenterais seulement mes opinions. J’espère que vous êtes bien accroché à vos sièges car l’aventure ne fait que commencer…

Récit de ces deux jours, par Moez

En arrivant dans les lieux, premier constat : SpringSource a su mettre les petits plats dans les grands et réserver un multiplexe où les animateurs présentent dans des salles dignes de l’avant première de Star Wars. Les héros de la saga SpringSource étaient tous là…. Une logistique est organisée à la sauce Parley, avec une caméra braquée sur les intervenants et les slides qui défilent à un bon rythme.

Pour ma première participation à une grande conférence informatique, la bonne ambiance, l’excellent accueil et la magnifique organisation des équipes SpringSource m’ont rapidement plongé dans le bain. En effet, pas le temps de remettre les pieds sur terre, première présentation par Rod Johnson. Durant les 5 premières minutes j’avoue que j’ai eu du mal à me concentrer, bluffé par la présence de ce monsieur. Deux heures durant, il nous a dressé un positionnement clair, simple et rapide des produits Spring et a annoncé les grandes nouveautés.

J’allais enchainer par une présentation sur des cas d’utilisation de Spring. Erreur d’organisation et mauvais titre à la présentation, il s’agissait de Spring batch . Rien de grave, je n’ai pas regretté le fait d’avoir assisté à cette séance car j’ai découvert un super produit. Spring Batch est un framework mis en place pour résoudre les problématiques de batch. Une conception très simple qui se base sur les pratiques actuelles .Je pense que cette solution révolutionnera le monde des batchs comme l’a fait Spring Core dans le monde J2EE.

Beaucoup de suspense, beaucoup d’attente mais cela valait le coup. S2AP le nouveau serveur d’application de Spring est un embryon d’une future solution d’entreprise très modulaire, dynamique et robuste à la fois. Je ne sais pas si c’est l’effet OSGi ou si c’est l’effet d’une très bonne conception, la première version de S2AP apporte des réponses précises à des problèmes épineux. OSGI et S2AP sont à surveiller pendant les prochaines années, voir les prochains mois, car je pense qu’ils vont apporter pas mal de réponse à nos problèmes quotidiens. Prochainement, je vais publier deux billets pour présenter OSGI et S2AP.

J’ai ensuite eu le plaisir d’assister à deux excellentes présentations, l’une sur la gestion des transactions et les choix de performance dans un environnement Spring, une session présentée par Juergen Hoeller. L’autre session qui m’a beaucoup plu concerne les architectures RESTful et la solution à venir dans Spring 3.0, présentée par le spécialiste en la matière Arjen Poutsma.

La présentation sur la combinaison JSF Spring m’a confirmé qu’on avait fait de très bon choix en interne et m’a montré le chemin vers une solution qui semble fort intéressante basée sur JSF- SpringMVC et Spring. Cette formule magique s’appelle Spring Faces.

Si j’avais à choisir quel sujet présenté durant cette conférence est le plus intéressant, j’aurais beaucoup de mal. Ceci dit, j’ai quand même un faible pour Spring Batch.

Pour conclure, je trouve ma première participation à SpringONE très bénéfique et je suis très excité à l’idée de tester les technologies présentées pendant cette conférence afin d’en faire profiter nos clients et je ne manquerais surtout pas de vous en faire un retour !!

Spring Batch et S2AP, une tendance qui ne manquera pas de faire du bruit, par Frédéric

Pas le temps de s’endormir, les présentations de début de journée déclenchent les classiques effets spéciaux qui savent donner l’eau à la bouche de ses participants… Rod Johnson, Adrian Colyer, Rob Harrop ont su donner une dynamique à la journée pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin.

En effet, le mot « visionnaire » tourne dans ma tête en me remémorant les pointures Rod Johnson, Juergen Holler, Thomas Risberg, j’en passe et des meilleurs. Le Spring que j’ai connu en 2005 avait l’air d’avoir percé les plafonds en secouant la base d’une plateforme J2EE stagnante. 2008 est l’année où Spring aura remué la communauté Java encore une fois en s’attaquant non plus à la partie Framework d’entreprise, mais aussi à la partie infrastructure. Tout d’abord, cette révolution s’adresse aux infrastructures Batch.

Jusqu’à aujourd’hui, aucune architecture batch en Java n’a pu percer, et pour cause, les batchs sont tous des programmes particuliers ne pouvant pas rentrer dans le cadre des applications conventionnels. Les problématiques de performance, volumétrie, encombrement des services, etc. sont le quotidien de ces programmes qui poussent souvent à faire le grand écart, et donner des architectures très hétérogènes. Cela dit, Spring Batch a sû trouver le bon périmètre, lever les bonnes problématiques pour se concentrer sur des fonctionnalités techniques récurrentes. D’ailleurs Dave Syer nous présente sa maxime très convaincante "On ne devrait jamais investir d’argent à développer une fonction, qui ne participe pas à la réalisation de notre métier". Pari réussi, mais n’en dévoilons pas trop, nous entrerons plus en détail dans d’autres articles qui vont suivre.

Autre gros poids lourds qui se profile, Spring propose de s’attaquer au domaine des middlewares, et même directement dans la cour des serveurs JavaEE. SpringSource Application Plateform propose une infrastructure pour déployer des applications Web et surtout des modules OSGi. Plus besoin des EJB, un module OSGi se propose de répondre à la couche de service.

Mon avis est qu’il offre pour l’instant un bon serveur pour le développement, mais pas encore prêt pour la production. Ce qui m’a agréablement surpris, est que ce produit a su reprendre les concepts essentielles des serveurs JavaEE, tout en posant sa pierre à l’édifice. Par exemple, les fichiers de configuration ne sont pas en XML mais en JSON, ce qui donne une bien meilleure lisibilité. Lors de la publication des erreurs, les ClassNotFoundException sont surchargées pour indiquer quel bundle a provoqué l’erreur, et même, propose des suggestions lors de l’apparition de certaines coquilles !! Fidèle à leur habitude, les gens de Spring Source nous proposent un produit original qui saura apporter sa propre touche, et promet de faire du bruit.

D’autres produits sont présentés avec plus ou moins maturité "Spring Integration" qui est encore dans une phase beta mais qui créer ex nihilo une architecture basée sur des évenements (Even Driven Architecture). Spring Security, venant de l’ex-Acegi, a su apporter toute la puissance du produit Acegi, en le mettant à niveau de tout. Plus de besoin de paramétrer 5 pages de configuration; avec la fameuse tendance de Spring à rendre les configurations faciles, Spring Security vous propose remplir les quelques informations indispensables, puis s’occupe du reste !! La sécurité des applications est enfin à la portée de tous.

Ouf, ça y’est, je pense que l’effet du Rennie m’est passé et je suis enfin prêt à dormir 🙂

Cependant, attendez vous à retrouver d’autres articles sur la plateforme Spring, à qui nous promettons un bel avenir! Prochaine étape, nous vous retrouvererons bientôt pour l’interview du responsable et du lead developer de Spring Batch, Dave Syer. A très bientôt !!

Frédéric TU & Moez LOUATI

SQLI Consulting à SpringOne


SpringOne est la grande conférence annuelle européenne regroupant les utilisateurs des technologies Spring.

Elle réunit pendant deux journées l’ensemble de la communauté Spring autour de séminaires techniques animés par les meilleurs spécialistes. L’édition 2008 se tient les 11 et 12 juin prochains à Anvers en Belgique.

SQLI Consulting y sera représenté par Frédéric Tu et Moez Louati qui vous ferons un compte-rendu quotidien des séminaires et ateliers auxquels ils participeront.

A bientôt.

Le site de SpringOne.


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